sábado, 16 de enero de 2016

Termino mi selección de citas de “El Tiempo Recuperado” de Proust con sus reflexiones sobre, precisamente, el Tiempo.


L’être qui était rené en moi... cet être-là ne se nourrit que de l'essence des choses, en elles seulement il trouve sa subsistance, ses délices. Il languit dans l’observation du présent où les sens ne peuvent la lui apporter, dans la considération d’un passé que l’intelligence lui dessèche, dans l’attente d’un avenir que la volonté construit avec des fragments du présent et du passé auxquels elle retire encore de leur réalité, ne conservant d’eux que ce qui convient à la fin utilitaire, étroitement humaine, qu’elle leur assigne. Mais qu’un bruit déjà entendu, qu’une odeur respirée jadis, le soient de nouveau, à la fois dans le présent et dans le passé, réels sans être actuels, idéaux sans être abstraits, aussitôt l’essence permanente et habituellement cachée des choses se trouve libérée et notre vrai moi qui, parfois depuis longtemps, semblait mort, mais ne l’était pas autrement, s’éveille, s’anime en recevant la céleste nourriture qui lui est apportée.
El ser que había renacido en mi... ese ser no se nutre sino de la esencia de las cosas, solo en ellas encuentra su subsistencia, sus delicias. El se queda en la observación del presente,  donde los sentidos no se la pueden aportar, en la consideración de un pasado que la inteligencia reseca y también en la espera de un porvenir que la voluntad construye con fragmentos del presente y el pasado, los que aparta de su realidad y no toma de ellos sino lo que conviene al objetivo utilitarista, estrechamente humano, que ella les asigna. Pero si un sonido ya escuchado, si un olor aspirado hace un tiempo, le son de nuevo, presente y pasado a la vez, reales sin ser actuales, ideales sin ser abstractos, enseguida la esencia permanente y habitualmente oculta de las cosas se libera y nuestro verdadero yo que, a veces, desde hace tiempo, parecía muerto, pero no lo estaba, se despierta, se anima al recibir el celestial alimento que se le da.

...ce n’était pas plus sur la place Saint-Marc que ce n’avait été à mon second voyage à Balbec, ou a mon retour a Tansonville, pour voir Gilberte, que je retrouverais le Temps Perdu, et le voyage que ne faisait que me proposer une fois de plus l’illusion que ces impressions anciennes existaient hors de moi-même, au coin d’une certaine place, ne pouvait être le moyen que je cherchais.
...ya no era en la Plaza de San Marcos y no fue en mi segundo viaje a Balbec ni en mi regreso a Tansonville, a ver a Gilberte, donde recuperaría el Tiempo Perdido, y el viaje (que no hacía más que darme de nuevo la ilusión de que estas viejas impresiones existían fuera de mi) a la esquina de cierta plaza, no podía ser el medio que yo buscaba. 

...une chose que nous avons regardé autrefois, si nous la revoyons, nous rapporte, avec le regard que nous y avons posé, toutes les images qui le remplissaient alors. C’est que les choses —un livre sous sa couverture rouge comme les autres— sitôt qu’elles sont perçues par nous, deviennent en nous quelque chose d’immatériel, de même nature que toutes nos préoccupations ou nos sensations de ce temps-là, et se mêlent indissolublement à elles. Tel nom lu dans un livre autrefois, contient entre ses syllabes le vent rapide et le soleil brillant qu’ils faisait quand nous le lisions. Dans la moindre sensation apportée par le plus humble aliment, l’odeur du café au lait, nous retrouvons cette vague espérance d’un beau temps qui, si souvent, nous sourit, quand la journée était encore intacte et pleine, dans l’incertitude du ciel matinal; une heure est un vase remplit de parfum, des sons, de moments, d’humeurs variées, de climats. De sorte que la littérature qui se contente de “décrire les choses”, d’en donner seulement un misérable relevé de lignes et de surfaces, est celle qui, tout en s’appelant réaliste, est las plus éloignée de la réalité, celle qui nous appauvrit et nous attriste le plus, car elle coupe brusquement toute communication de notre moi présent avec le passé, dont les choses gardaient l'essence, et l’avenir, où elles nous incitent à les goûter de nouveau. C’est elle que l’art digne de ce nom doit exprimer, et, s’il y échoue, on peut encore tirer de sa impuissance un enseignement (tandis qu’on n’en tire aucun des réussites du réalisme), à savoir que cette essence est en partie subjective et incommunicable.Bien plus, une chose que nous vîmes à une certaine époque, un livre que nous lûmes ne restent pas unis à jamais seulement à ce qu’il y avait autour de nous; il le reste aussi fidèlement à ce que nous étions alors, il ne peut plus être repassé que par la sensibilité, par la personne que nous étions alors...
...una cosa que vimos alguna vez, si la volvemos a ver, nos entrega, con la mirada que le hemos puesto, todas las imágenes que entonces la colmaban. Porque las cosas —un libro en su cubierta roja como cualquier otro— tan pronto como las percibimos, se vuelven algo inmaterial en nosotros, de la misma naturaleza que todas nuestras preocupaciones o sensaciones de entonces y se mezclan con ellas de manera indisoluble. Un nombre leído alguna vez en un libro contiene entre sus sílabas el viento veloz y el sol radiante que hacían cuando lo leímos. En la menor sensación causada por el más sencillo alimento, el olor del café con leche, reencontramos esa vaga esperanza de un tiempo bello que tan a menudo nos sonrió cuando el día era aún real y pleno, en la incertidumbre del cielo matinal; una hora es un vaso lleno de perfume, de sonidos, de momentos, de humores diversos, de climas. De suerte que la literatura que se contenta con “describir las cosas”, con darnos una miserable descripción de líneas y superficies, es la que, así se llame realista, es la más alejada de la realidad, es la que más nos empobrece y entristece, porque corta bruscamente toda comunicación de nuestro yo presente con el pasado, cuando las cosas guardaban su esencia, y con el porvenir, donde ellas nos invitan a gustarlas de nuevo. Eso es lo que el arte digno de su nombre debe expresar y, si falla en ello, todavía se puede extraer de su impotencia una enseñanza (mientras no sea uno de los alcances del realismo), a saber, que esa esencia es en parte subjetiva e incomunicable.
Ahora bien, una cosa que vimos en cierta época, un libro que leímos no se quedan solo unidos a lo que nos rodeaba; se les queda también fielmente lo que éramos en ese momento, lo que no puede ser retomado sino por la sensibilidad, por la persona que éramos entonces...

...je m'aperçus, pour la première fois, d’après les métamorphoses qui s'étaient produites dans tous ces gens, du temps qui avait passé pour eux, ce qui me bouleversa par la révélation qu’il avait passé aussi pour moi.
...me percaté, por primera vez, por las metamorfosis que se habían producido en toda esta gente, del tiempo que había pasado para ellos, lo que me sacudió al revelárseme que también había pasado para mi.

...ce que nous apercevons à l’horizon prend une grandeur mystérieuse et nous semble se refermer sur un monde qu’on ne reverra plus; cependant nous avançons, et c’est bientôt nous-même qui sommes à l’horizon pour les générations qui sont derrière nous; cependant l’horizon recule, et le monde, qui semblait fini, recommence.
...lo que percibimos en el horizonte asume una grandeza misteriosa y nos parece atado a un mundo que no se volverá a ver; mientras tanto, avanzamos y muy pronto somos nosotros los que quedamos en el horizonte para las generaciones que nos siguen; el horizonte retrocede entonces y el mundo, que parecía terminado, recomienza.

...dans la durée de la vie, comme une suite de moi juxtaposés mais distincts qui mourraient les uns après les autres ou même alterneraient entre eux...
...en el transcurso de la vida, como una serie de “yo” yuxtapuestos, pero distintos, que morirían unos tras otros o que hasta se alternarían entre sí...

...le temps qui change les êtres ne modifie pas l’image que nous avons d’eux.
...el tiempo que cambia a los seres no modifica la imagen que tenemos de ellos.


Refiriéndose el protagonista al libro que siempre decía que quería escribir y nunca era capaz de hacerlo (una figura para referirse Proust a su descomunal obra):

... le supporter comme une fatigue, l’accepter comme une règle, le construire comme une église, le suivre comme un régime, le vaincre comme un obstacle, le conquérir comme une amitié, le suralimenter comme un enfant, le créer comme un monde...
...soportarlo como una fatiga, aceptarlo como una regla, construirlo como una iglesia, seguirlo como un régimen, vencerlo como un obstáculo, conquistarlo como una amistad, alimentarlo como un niño, crearlo como un mundo...

On accepte la pensée que dans dix ans soi-même, dans cent ans ses livres, ne seront plus. La durée éternelle n’est pas plus promise aux œuvres qu’aux hommes. Ce serait un livre aussi long que les Mille et une Nuits peut-être, mais tout autre.
Se acepta la idea de que en diez años uno mismo, en cien años sus libros, ya no estarán. La eternidad no promete más a las obras que a los hombres. Tal vez un libro como Las Mil y Una Noches, pero los demás...


Refiriéndose nuevamente al libro...

Cette dimension du Temps, que j’avais jadis pressentie dans l’église de Combray, je tâcherais de la rendre continuellement sensible dans une transcription du monde qui serait forcément bien différente de celle que nous donnent nos sens si mensongers.
Esta dimensión del Tiempo que otrora yo había presentido en la iglesia de Combray, trataré de hacerla siempre sensible en una transcripción del mundo que será forzosamente muy diferente de la que nos dan los sentidos, tan engañosos.


...tout le monde sent que nous occupons une place dans le Temps, mais, cette place, le plus simple la mesure approximativement comme il mesurerait celle que nous occupons dans l’espace. Sans doute, on se trompe souvent dans cette évaluation, mais qu’on ait cru pouvoir la faire signifie qu’on concevait l'âge comme quelque chose de mesurable.
Todo el mundo piensa que ocupamos un lugar en el Tiempo, pero a este sitio, el más simple lo mide más o menos como mediría el que ocupamos en el espacio. Sin lugar a dudas, nos equivocamos a menudo en esta evaluación, pero que se haya creído poder hacerla significa que se concebía la edad como cosa medible.


Una vez más el libro...

...que je n’eusse pas un instant pris de repos, cessé d’exister, de penser, d’avoir conscience de moi, puisque cet instant ancien tenait encore à moi, que je pouvais encore le retrouver, retourner jusqu’à lui, rien qu’en descendant plus profondément en moi. C’était cette notion du temps incorporé, des années passées non séparées de nous, que j’avais maintenant l’intention de mettre si fort en relief dans mon œuvre.
...que yo no me hubiera tomado un instante de reposo, dejado de existir, de pensar, de tener conciencia de mí mismo, puesto que este antiguo instante se sostenía en mí, lo podía retomar, regresar a él, con solo penetrar más profundamente en mí. Era esta noción del tiempo incorporado, de los transcurridos años no desligados de nosotros, lo que ahora tenía como intención de poner tan claramente de relieve en mi obra.



J’éprouvais un sentiment de fatigue profonde à sentir que tout ce temps si long non seulement avait sans une interruption été vécu, pensé, sécrété par moi, qu’il était ma vie, qu’il était moi-même, mais encore que j’avais à toute minute à le maintenir attaché à moi, qu’il me supportait, que j’était juché à son sommet vertigineux, que je ne pouvais me mouvoir sans le déplacer avec moi.
Experimenté una sensación de fatiga profunda al sentir que todo este tiempo tan largo no solo había sido vivido sin interrupción, pensado, segregado por mi, que era mi vida, que era yo mismo, pero que también yo lo había mantenido ligado a mí cada minuto, que él me soportaba, que yo estaba encaramado en su cumbre vertiginosa, que no podía moverme sin arrastrarlo conmigo.


Últimas líneas de la obra:

...Si du moins il m’était laissé assez de temps pour accomplir mon œuvre, je ne manquerais pas de la marquer au sceau de ce Temps dont l’idée s'imposait a moi avec tant de force aujourd’hui, et j’y décrirais les hommes, cela dût-il les faire ressembler à des êtres monstrueux, comme occupant dans le Temps une place autrement considérable que celle si restreinte qui leur est réservée dans l’espace, une place, au contraire, prolongée sans mesure, puisqu’ils touchent simultanément, comme des géants, plongés dans les années, à des époques vécues par eux, si distantes —entre lesquelles tant de jours son venus se placer— dans le Temps.
Si por lo menos me quedara suficiente tiempo para llevar a cabo mi obra, yo no dejaría de marcarla con el sello de este Tiempo cuya idea se me imponía ahora con tanta fuerza y allí describiría los hombres, lo que debería hacerles parecer seres monstruosos, como ocupando en el Tiempo un lugar mucho más considerable que ese tan restringido que les corresponde en el espacio; un lugar, por el contrario, prolongado sin medida, puesto que tocan simultáneamente, como gigantes, inmersos en los años, épocas vividas por ellos, tan separadas en el Tiempo —entre las que se han acomodado tantos días—.

Traducciones libres, con base en mi propia percepción de lo leído. Se aceptan correcciones y discusiones.

sábado, 2 de enero de 2016

Para culminar los apuntes sobre "El Hereje de Soana"

Después de otros encuentros sin contacto, la joven viene a buscarlo al pueblo, él la protege de la enfurecida multitud que quiere matarla, porque la consideran un engendro demoníaco, y sale de noche a llevarla a su lejana vivienda en las montañas, pero el romántico entorno solitario acrecienta en él esos impulsos que lo sobrepasan y también alimenta en ella unas ansias que finalmente los llevan a buscar cobijo en una abandonada ramada donde se tienden sobre un lecho de hojas...

...sie ohnmächtig vor den Toren des Gartens Eden lag, wie der siebenköpfige Drache, das siebenköpfige Tier, das aus dem Meer gestiegen ist...  ...Nie hatte Francesco, nie hatte der Priester ein solches Nahesein bei Gott, ein solches Geborgensein in ihm, ein solches Vergessen der eignen Persönlichkeit gefühlt, und im Rauschen des Bergbachs schienen allmählich die Berge melodisch zu dröhnen, die Feldzacken zu orgeln, die Sterne mit Myriaden goldner Harfen zu musizieren. Chöre von Engeln jubilierten durch die Unendlichkeit, gleich Stürmen brausten von oben  die Harmonien, und Glocken, Glocken, Geläut von Glocken, von Hochzeitsglocken, kleinen und großen, tiefen und hohen, gewaltigen und zarten verbreiteten eine erdrückend-selige Feierlichkeit durch den Weltenraum. —Und so sanken sie, ineinander verschlungen, auf das Laublager.
...yacía ella impotente a las puertas del jardín del Edén, como el dragón de siete cabezas, la bestia de siete cabezas que se yergue desde el mar... ... Nunca Francesco, nunca el sacerdote había sentido tal cercanía con Dios, tal fusión con Él, tal abandono de la propia personalidad, y el ruido del arroyo montañero parecía un canto melódico de las montañas, un toque de órgano de los altos picos y un tañido de arpa de las miríadas de estrellas. Coros angelicales celebraban en la eternidad; como tormentas retumbaban desde lo alto las armonías y... campanas, campanas, tañer de campanas, de campanas de boda, grandes y pequeñas, altas y bajas, potentes y suaves propagaban un envolvente festejo por todo el espacio. —Y así se sumergieron, compenetrados, en el lecho de hojarasca.


Quedó el curita profundamente gratificado por tan exquisita experiencia...

Keinen Augenblick gibt es, der verweilt, und wenn man auch mit angstvoller Hast solche der höchsten Wonne festhalten will —so sehr man sich müht, man findet dazu keine Handhabe.
No hay instante que se prolongue y mientras con más desespero se quiera retener aquellos de mayor placer —por más que uno se empeñe, no se encuentra la manera.

Mitten im überirdisches Rausch des Genusses empfand der Jüngling mit stechendem Schmerz die Vergänglichkeit, im Genuß des Besitzes die Qual des Verlustes.
En medio del supraterrenal vórtice de placer, sintió el joven, con lacerante dolor, la transitoriedad, en el disfrute de la posesión, el suplicio de la pérdida.


Vendrán después los remordimientos y otras consecuencias que era obvio esperar de estos hechos y culminará la novela cuando el narrador original, regresando de donde aquel extraño escritor del relato, escucha desde las lejanas montañas los cantos angustiosos de una mujer errabunda.


Traducciones libres, con base en mi propia percepción de lo leído. Se aceptan correcciones y discusiones.

jueves, 31 de diciembre de 2015

Volvemos con Proust.


Para terminar el año, unas impresiones de Proust sobre la literatura y el arte, en la misma obra de El Tiempo Recuperado.

...parce que la vie nous déçoit tellement que nous finissons par croire que la littérature n’a aucun rapport avec elle et que nous sommes stupéfaits de voir que les précieuses idées que les livres nous ont montrées s’étalent, sans peur de s’abîmer, gratuitement, naturellement,en pleine vie quotidienne...
...porque la vida nos decepciona en tal forma que terminamos creyendo que la literatura no tiene ninguna relación con ella y quedamos estupefactos al ver que las preciosas ideas que los libros nos han presentado se muestran, sin temor al equívoco, gratuitamente, naturalmente, en plena vida cotidiana... 


L’impression est pour l’écrivain ce qu’est l'expérimentation pour le savant, avec cette différence que chez le savant le travail de l’intelligence précède et chez l’écrivain vient après: Ce que nous n’avons pas eu à déchiffrer, à éclaircir par notre effort personnel, ce qui était clair avant nous, n’est pas à nous. Ne vient de nous-même que ce que nous tirons de l’obscurité qui est en nous et que ne connaissent pas les autres.
La impresión es para el escritor lo que la experimentación para el sabio, con la diferencia de que para el sabio el trabajo de la inteligencia va antes y para el escritor viene después: Lo que no hemos podido descifrar, aclarar, por nuestro esfuerzo personal, lo que ya era claro antes de nosotros, no es de nosotros. No sale de nosotros sino lo que sacamos de la oscuridad que está adentro y que no conocen los demás.

...nous ne sommes nullement libres devant l'œuvre d’art, que nous ne la faisons pas à notre gré, mais que, préexistant à nous, nous devons, à la fois parce qu’elle est nécessaire et cachée, et comme nous ferions pour une loi de la nature, la découvrir.
...no somos nada libres ante la obra de arte, en cuanto que no la hacemos a nuestro amaño, sino que, preexistente a nosotros, tenemos que descubrirla, tanto porque es necesaria como porque está oculta, como haríamos con una ley de la naturaleza.

Quelques-uns voulaient que le roman fût une sorte de défilé cinématographique des choses. Cette conception était absurde. Rien ne s'éloigne plus de ce que nous avons perçu en réalité qu’une tel vue cinématographique.
Algunos quisieran que la novela fuera una especie de secuencia cinematográfica de las cosas. Concepción absurda esta. Nada se aleja más de lo que en realidad hemos percibido que esa visión cinematográfica.

Par l’art seulement, nous pouvons sortir de nous, savoir ce que voit un autre de cet univers qui n’est pas le même que le nôtre et dont les paysages nous seraient restés aussi inconnus que ceux qu’il peut y avoir dans la lune.
Solo por medio del arte podemos salirnos de nosotros, saber lo que el otro ve de ese universo que no es el mismo que el nuestro y cuyos paisajes nos serían tan desconocidos como los que puede haber en la Luna.

Grâce a l’art, au lieu de voir un seul monde, le nôtre, nous le voyons se multiplier, et autant qu’il y a d’artistes originaux,autant nous avons de mondes à notre disposition, plus différents les uns des autres que ceux qui roulent dans l’infini, et qui bien des siècles après qu’est éteint le foyer dont ils émanaient, qu’il s'appelât Rembrandt ou Ver Meer, nous envoient leur rayon spécial.
Gracias al arte, en lugar de ver un solo mundo, el nuestro, lo vemos multiplicarse y en tanto haya artistas originales tendremos mundos a nuestra disposición, más distintos unos de otros que los que vagan por el infinito y que muchos siglos después de extinta la hoguera de donde emanaron, llamárase Rembrandt o Vermeer, nos envían sus rayos característicos.

En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même. L’ouvrage de l’écrivain n’est qu’une espèce d’instrument optique qu’il offre au lecteur afin de lui permettre de discerner ce que, sans ce livre, il n’eût peut-être pas vu en soi-même.
En realidad, cada lector es, cuando lee, lector de sí mismo. La obra del escritor no es más que una especie de instrumento óptico que le ofrece al lector para permitirle discernir algo que, sin el libro, quizá no hubiera visto en sí mismo.

Traducciones libres, con base en mi propia percepción de lo leído. Se aceptan correcciones y discusiones.


domingo, 20 de diciembre de 2015

CITAS DE “DER KETZER VON SOANA”Gerhart Hauptmann


"El Hereje de Soana" es la única novela del poeta y dramaturgo austríaco Gerhart Hauptmann, donde narra la aventura de un hombre (supuestamente el mismo escritor) que se va al encuentro de un extraño ser que vive en las montañas, logra entrar en confianza con él y recibe de este un manuscrito de un relato sobre las tribulaciones de un curita de un pueblo de la Suiza italiana, quien tratando de sanear las costumbres de una pecadora pareja incestuosa resulta perdidamente atraído por la bella y sensual hija de estos.


El primer encuentro con la muchacha, cuando el sacerdote se encontraba en la covacha del extraño Lucchino Scarabota y su mujer, tratando de atraerlos al redil católico:
Währenddessen kam eine etwa fünfzehnjähriges Mädchen herein, das einige Ziegen in die Öffnung des Stalles trieb... Der junge Priester wußte sofort, als er nur erst den Schatten des Mädchens durch die Tiefe der Höhle gleiten sah, daß es von ungewöhnlicher  Schönheit sein mußte. Er bekreuzte sich, denn er hatte einen leisen Schrecken unerklärlicher Art im Körper gespürt. Er wußte nicht, ob er in Gegenwart der jugendlichen Hirtin seine Ermahnungen wieder aufnehmen sollte. Zwar war sie, wie nicht zu bezweifeln war, von Grund aus verderbt, da Satan sie auf dem Wege der schwärzesten Sünde zum Leben erweckt hatte, aber es konnte doch noch ein Rest von Reinheit in ihr sein, und wer mochte wissen, ob sie von ihrem schwarzen Ursprung eine Ahnung hatte. Ihre Bewegungen zeigten jedenfalls eine große Gelassenheit, aus der man keineswegs auf Unruhe des Gemütes oder Gewissensbeschwernis schließen konnte. Im Gegenteil war alles an ihr von einer bescheidenen Selbstsicherheit, die durch das Dasein des Pfarrers nicht berührt wurde. Sie hatte Francesco bis jetzt nicht mit einem Blicke gestreift, wenigstens nicht so, daß er ihrem Auge begegnet wäre oder sie sonstwie ertappt hätte. Ja, während er selbst sie verstohlen durch die Brille beobachtete, mußte er mehr und mehr in Zweifel ziehen, ob wirklich ein Kind der Sünde, ein Kind solcher Eltern von dieser Beschaffenheit sein könnte. Endlich verschwand sie über eine Steigeleiter...
Mientras tanto llegó una muchacha como de quince años, que llevaba unas cabras a la entrada del establo... El joven sacerdote supo de inmediato, no bien vio la sombra de la muchacha en lo profundo de la caverna, que su belleza sería inusitada. Se santiguó, pues estaba sintiendo un leve estremecimiento de ignoto tipo en su cuerpo. No sabía si en presencia de la joven pastora debía reanudar su perorata. Por cierto era ella, sin lugar a dudas, una pervertida, pues Satán la había puesto en la senda de los más oscuros pecados, pero debía haber todavía algunos restos de pureza en ella y quien sabe si conocería algo de su sucio origen. Sus movimientos mostraban, en todo caso, una gran serenidad, lo que no permitía pensar que tuviera perturbaciones del ánimo o cargos de conciencia. Por el contrario, todo en ella mostraba una clara seguridad en sí misma, no alterada por la presencia del cura. Hasta el momento ella no había posado ni una mirada en Francesco, al menos no que se hubieran encontrado sus ojos o que él la hubiera sorprendido. Mientras el la observaba furtivamente a través de sus gafas, dudaba y dudaba si una hija del pecado, una hija de tales padres podía tener esta naturaleza. Finalmente, ella desapareció por una escalera...


Las ansias de volver a verla en la misa que prometió a su familia en una remota iglesita, para acercarlos a Dios, pero realmente más con el interés de reencontrar a la muchacha:

Er wünschte, so bald wie möglich die übernommene Pflicht zu tun, weil er dadurch vielleicht das Mädchen der Klauen des Höllenfürsten entreißen konnte. Er wünschte noch mehr: das Mädchen wiederzusehen, was er aber am meisten ersehnte, war die Befreiung, die er bestimmt erhoffte, von seinem martervollen Verzauberung.
Deseaba cumplir lo más pronto posible con la tarea prometida, porque quizás así podría arrebatar a la muchacha de las garras del príncipe de las tinieblas. Pero quería más: volver a verla; pero lo que más ansiaba era la esperada liberación del hechizo que lo martirizaba. 


El reencuentro, después de buscarla alrededor de la iglesita, porque estaba escondida:

Sie erhob sich, anscheinend träge und sah ihn unter gesenkten Wimpern mit einem ruhigen Blicke an. Dabei schien sie in lieblicher Weichheit leise zu lächeln, was aber nur mit der natürlichen Bildung des süßen Mundes, mit dem lieblichen Leuchten der blauen Augen und den zarten Grübchen der vollen Wangen zusammenhing.
Ella se levantó como con torpeza y lo miró serenamente a través de sus párpados entrecerrados. Parecía sonreír suavemente en un amoroso abandono, acorde con la natural expresión de su dulce boca, el amable fulgor de sus ojos azules y la tierna redondez de sus carrillos.

In seinem Blick lag schüchternes Zurückweichen und zugleich ein zärtliches Fordern: beides nicht mit der Heftigkeit tierischer Regungen, sondern unbewußt Blumenhaft. Schienen die Augen das Rätsel und das Märchen der Blume in sich zu schließen, so glich die ganze Erscheinung des Mädchens vielmehr einer schönen und reifen Frucht.
En su mirada se adivinaba un temeroso recato pero al tiempo, una tierna invitación: ambos sin la fuerza de un reclamo animal, sino inadvertidamente floridos. Así como los ojos parecían encerrar un enigma de flor, todo el aspecto de la muchacha semejaba un bello y maduro fruto.

Traducciones libres, con base en mi propia percepción de lo leído. Se aceptan correcciones y cuestionamientos.

sábado, 5 de diciembre de 2015

Para continuar con Proust.

Ahora me dejo venir con una sarta de reflexiones filosóficas que he escogido de este autor en su "Tiempo Recuperado", de "En Busca del Tiempo Perdido".

...car notre destin n’est pas toujours ce que nous avions cru
...porque nuestro destino no siempre es el que habíamos pensado

Celle qui a tort croit cependant avoir raison... et celle qui a raison donne parfois de son bon droit des arguments qui ne lui paraissent irréfutables que parce qu’ils répondent à sa passion.
El que está equivocado cree tener razón... y el que tiene la razón se pone a veces a dar ingenuamente argumentos que le parecen irrefutables meramente porque responden a su pasión.

...nos pensées ne s’accordent pas toujours avec nos paroles.
...nuestros pensamientos no siempre concuerdan con nuestras palabras.

Naturellement, les choses n’ont pas en elles-mêmes de pouvoir, et puisque c’est nous qui le leur confions...
Naturalmente, las cosas no tiene poder por sí mismas, somos nosotros quienes se lo damos...


Mais c’est quelquefois au moment où tout nous semble perdu que l’avertissement arrive qui peut nous sauver: on a frappé à toutes les portes qui ne donnent sur rien, et la seule par où on peut entrer et qu’on aurait cherché en vain pendant cent ans, on y heurte sans le savoir et elle s’ouvre.

Pero a veces, en el momento en que todo nos parece perdido, aparece el hecho que nos puede salvar: hemos tocado todas las puertas que no dan a parte alguna e inadvertidamente tropezamos contra la única por donde se puede entrar y ella se nos abre.

Tant de fois, au cours de ma vie, la réalité m’avait déçu parce que, au moment où je la percevais, mon imagination, qui était mon seul organe pour jouir de la beauté, ne pouvait s’appliquer à elle, en vertu de la loi inévitable qui veut qu’on ne puisse imaginer que ce qui est absent. 
Tantas veces en la vida me había decepcionado la realidad, porque en el momento en que la percibía, mi imaginación, mi único órgano para gozar de la belleza, no podía prestarle atención, en virtud de la inexorable ley que dicta que no se puede imaginar sino lo que está ausente.

...la déception du voyage, la déception de l’amour n’étaient pas des déceptions différentes, mais l’aspect varié que prend, selon le fait auquel il s’applique, l’impuissance que nous avons à nous réaliser dans la jouissance matérielle, dans l’action effective.
...la decepción del viaje, la decepción amorosa no eran cosas diferentes sino variaciones de aspecto que toma, según el hecho al que se aplique, la impotencia que tenemos para realizarnos en el gozo material, en la acción efectiva.

Certains esprits qui aiment le mystère veulent croire que les objets conservent quelque chose des yeux qui les regardèrent, que les monuments et les tableaux ne nous apparaissent que sous le voile sensible que leur ont tissé l’amour et la contemplation de tant d’adorateurs pendant des siècles. Cette chimère deviendrait vrai s’ils la transposaient dans le domaine de la seule réalité pour chacun, dans le domaine de sa propre sensibilité.
Ciertos espíritus amantes del misterio quieren creer que los objetos conservan algo de los ojos que los miraron, que los monumentos y los cuadros no se nos aparecen sino bajo el velo sensible que les han tejido el amor y la contemplación de tantos adoradores durante siglos. Esta quimera se haría cierta si ellos la transpusieran al exclusivo dominio de la realidad de cada quien, al dominio de su propia sensibilidad.

...les idées sont des succédanés des chagrins; au moment où ceux-ci se changent en idées, ils perdent une partie de leur action nocive sur notre cœur, et même, au premier instant, la transformation elle-même dégage subitement de la joie.
...las ideas son sucedáneos de las penas; en el momento en que estas se convierten en ideas, pierden algo de su acción nociva sobre nuestro corazón e incluso, al primer instante, la misma transformación desprende súbitamente gozo.

Si je m'étais toujours tant intéressé aux rêves que l’ont a pendant le sommeil, n’est-ce pas parce que, compensant la durée par la puissance, ils nous aident à mieux comprendre ce qu’a de subjectif, par exemple, l’amour?
Si yo siempre me interesaba tanto en los sueños que se tienen al dormir, no es ello porque, compensando duración con poder, ellos nos ayudan a comprender mejor lo que tiene de subjetivo, por ejemplo, el amor?

Le rêve était encore un de ces faits de ma vie qui m’avait toujours le plus frappé, qui avait dû le plus servir à me convaincre du caractère purement mental de la réalité...
El sueño era también uno de esos hechos de mi vida que siempre me había atormentado al máximo, el que más debió haber servido para convencerme del carácter puramente mental de la realidad.

...nous ne voyions pas notre propre aspect, nos propres âges, mais chacun, comme un miroir opposé, voyait celui de l’autre.
(le cambio el tiempo verbal): no vemos nuestra propia apariencia, nuestras edades, sino que cada uno ve los del otro, como en un espejo.

...il en est de la vieillesse comme de la mort, quelques-uns les affrontent avec indifférence,   non pas parce qu’ils ont plus de courage que les autres, mais parce qu’ils ont moins d’imagination.
...igual la vejez que la muerte, algunos las encaran con indiferencia, no porque tengan más valentía que los demás, sino porque tienen menos imaginación.

...la vieillesse qui, de toutes les réalités, est peut-être celle dont nous gardons le plus longtemps dans la vie une notion purement abstraite...
...la vejez que, de todas las realidades, es quizá de la que guardamos por más tiempo en la vida una noción puramente abstracta...

La beauté des images est logée à l’arrière des choses, celle des idées à l’avant.
La belleza de las imágenes viene tras las cosas, la de las ideas las antecede.

Les souvenirs que nous avons les uns des autres, même dans l’amour, ne sont pas les mêmes. J’avais vu Albertine me rappeler à merveille tel parole que je lui avais dite dans nos premières rencontres et que j’avais complètement oubliée.
Los recuerdos que tenemos unos de otros, incluso en el amor, no coinciden. Yo había visto a Albertina recordarme sorprendentemente cierta palabra que le había dicho en nuestros primeros encuentros y que yo había olvidado por completo.

Il y a un côté de la guerre qu’il commençait à apercevoir, dis-je, c’est qu’elle est humaine, se vit comme un amour ou comme une haine, pourrait être racontée comme un roman, et que par conséquent, si tel ou tel va répétant que la stratégie est une science, cela ne l’aide en rien à comprendre la guerre, parce que la guerre n’est pas stratégique. L’ennemi ne connaît pas plus nos plans que nous ne savons le but poursuivi par la femme que nous aimons, et ces plans peut-être ne le savons-nous pas nous-mêmes.
Hay una faceta de la guerra que él había empezado a percibir, lo digo, y es que ella es humana, se vive como un amor o como el odio, podría narrarse como una novela y, en consecuencia, si uno u otro repiten que la estrategia es una ciencia, esto a nadie ayuda a comprender la guerra, porque la guerra no es estrategia. El enemigo no conoce nuestros planes más de lo que nosotros sabemos sobre el objetivo que persigue nuestra amada y esos planes quizá ni los sabemos nosotros mismos.

C’est que longtemps après que les pauvres morts sont sortis de nos cœurs, leur poussière  indifférente continue à être mêlée, à servir d’alliage, aux circonstances du passé. Et, sans plus les aimer, il arrive qu’en évoquant une chambre, une allée, un chemin, où ils furent à une certaine heure, nous sommes obligés, pour que la place qu’ils occupaient soit remplie, de faire allusion à eux, même sans les regretter, même sans les nommer, même sans permettre qu’on les identifie.
Mucho después de que los pobres muertos han salido de nuestro corazón sus cenizas indiferentes siguen mezcladas, aleadas, a las circunstancias del pasado. Y, sin amarlos ya, ocurre que al evocar una habitación, una calle, un camino donde estuvieron en cierto momento, nos vemos obligados, para llenar su lugar, a hacer alusión a ellos, aun sin extrañarlos, aun sin nombrarlos, aun sin permitir que se les identifique.

...nos plus grandes craintes, comme nos plus grandes espérances, ne sont pas au-dessus de nos forces, et nous pouvons finir par dominer les unes et réaliser les autres.
...nuestras más grandes penas, como nuestras más grandes esperanzas, no están más allá de nuestras fuerzas y podemos llegar a dominar las unas y realizar las otras.

Traducciones libres, con base en mi propia percepción de lo leído. Se aceptan correcciones y cuestionamientos.

TRABANDO NOMBRES

Es común la  deformación de nombres por el vulgo, como bien lo muestra Eduardo Caballero Calderón en sus obritas sobre su pueblo natal, Tipacoque, donde nos pone muchos ejemplos del habla de sus campesinos, como el caso de don Efraín (o Efraím), a quien decían don Frenaín y hasta don Jrenaín.

Pero el señor periodista José Alendrajo (perdón, Alejandro) Pérez, de “El Colombiano” no pertenece al vulgo mal educado; es de suponer que se trata de un graduado de universidad y, si es del área de la Comunicación Social, con mayor razón debe tratar bien el idioma.

En la edición de hoy, sábado 5 de diciembre, José Alejandro hace una interesante y bien ilustrada reseña sobre el primer carro que circuló en calles de Colombia, en Medellín, importado por don “CoROLIAno Amador”. Este señor Carlos CoRIOLAno Amador Fernández fue un acaudalado antioqueño, creador de empresas e impulsor de obras públicas y, entre sus “extravagancias” estuvo la importación de un vehículo despiezado para armarlo en Medellín y usarlo en sus calles.

Aunque muchos lo nombran como Coroliano, su nombre correcto era Coriolano si damos fe a fuentes serias como el Boletín Cultural y Bibliográfico del Banco de la República en su nro. 13 de 1987 y la publicación web “My Heritage”, especializada en árboles genealógicos, en sendas descripciones del personaje.


Ese nombre seguramente les es dado, a los que así se llaman, por referencia al general romano Cayo Marcio Coriolano, sobre quien Shakespeare escribió su tragedia “Coriolano” y después Beethoven su obertura del mismo nombre.

viernes, 27 de noviembre de 2015

Ahora unas frasecitas de lo que yo llamaría "filosofía de la vida cotidiana" en "El Tiempo Recobrado" de Proust.


Hablando del momento de ir a dormir:
...c’était l’heure où me réclamait l’autre maître au service de qui nous sommes chaque jour, pour une moitié de notre temps. La tâche à laquelle il nous astreint, nous la accomplissons les yeux fermés. Tous les matins, il nous rend à notre autre maître, sachant que sans cela nous nous livrerions mal à la sienne.

... era la hora en que me llamaba el otro amo a cuyo servicio estamos cada día la mitad del tiempo. La tarea que nos impone, la cumplimos a ojos cerrados. Todas las mañanas, él nos entrega a nuestro otro amo, porque sabe que si no, cumpliríamos mal la suya.


Asombrándose del poder de la aviación (en la Primera Guerra Mundial), hace esta acertada premonición:

...l’armée la meilleure sera peut-être celle qui aura les meilleurs yeux
...el mejor ejército será quizá aquel que tenga los mejores ojos


Sobre el poder de la prensa:

Mais on lit les journaux comme on aime, un bandeau sur les yeux. On ne cherche pas à comprendre les faits. On écoute les douces paroles du rédacteur en chef, comme on écoute les paroles de sa maîtresse. On est battu et content parce qu’on ne se croit pas battu, mais vainqueur.
Pero se lee los periódicos igual que se ama, con una venda en los ojos. No se intenta entender los hechos. Se escuchan las dulces palabras del redactor en jefe como se escuchan las palabras de una amante. Se está derrotado pero contento porque uno no se siente derrotado sino vencedor.


Al referirse a esos casos en que decimos, “sin querer queriendo”, algo que no concuerda con las circunstancias del momento pero que tiene verdad en el fondo:

...un exemplaire entre mille de ce magnifique langage, si différent de celui que nous parlons d'habitude, et où l’émotion fait dévier de ce que nous voulions dire et épanouir à la place une phrase toute autre, émergée d’un lac inconnu où vivent des expressions sans rapport avec la pensée, et qui par cela même la révèlent. Je me souviens qu’une fois Albertine, comme Françoise, que nous n’avions pas entendue, entrait au moment où mon amie était toute nue contre moi, dit malgré elle, voulant me prévenir: “Tiens, voilà la belle Françoise”. Françoise, qui n’y voyait pas très clair et ne faisait que traverser la pièce assez loin de nous, ne se fût sans doute aperçue de rien. Mais les mots si anormaux de “belle Françoise”, qu’Albertine n’avais jamais prononcé de sa vie, montraient d’eux mêmes, leur origine; elle les sentit cueillis au hasard par l'émotion, n’eut pas besoin de regarder rien pour comprendre tout et s’en alla murmurant dans son patois le mot de “poutana”.
...un ejemplo entre miles de ese magnífico lenguaje, tan diferente del que hablamos habitualmente, y en que la emoción nos hace desviar de lo que queríamos decir y en su lugar soltar una expresión completamente diferente, surgida de una laguna desconocida donde habitan expresiones sin relación con la pensada y que por eso mismo la revelan. Me acuerdo de una vez que Albertina, cuando Françoise, que no la habíamos escuchado, entró en el momento en que mi amiga estaba toda desnuda contra mí, dijo, a su pesar, queriendo prevenirme: “Epa, mira a la bella Françoise”. Esta, que no estaría viendo nada claro y solo atravesaba la pieza muy retirada de nosotros, sin duda no se hubiera apercibido de nada. Pero la expresión tan anormal de “bella Françoise”, que Albertina nunca en su vida había pronunciado, mostraba por sí sola su origen; ella la sintió tomada al azar por la emoción, no tuvo necesidad de mirar nada para comprender todo y se fue, murmurando en su dialecto la palabra “puta”.



Traducciones libres, con base en mi propia percepción de lo leído. Se aceptan correcciones y cuestionamientos.

En un tiempo sin tiempo Qué habría ocurrido si lo hubiera sabido antes Wanda se enteró en 2025 del descubrimiento del viaje cuántico al pasa...